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Bain du dimanche avec les sels de la Mer Morte Massada

Soyons lucides, ce qui n’était qu’exceptionnel est en train de devenir une institution: je parle bien sûr du bain du dimanche. Depuis que je vais au badminton le dimanche aussi, ce jour est réglé comme du papier à musique: lever 8h30, badminton 10h-12h30, repas léger, bain 15h, série au lit sur mon lecteur dvd portable et sieste. Y’a pire comme jour. Y’a le lundi par exemple. Lorsque je vivais en Israël, je suis allée plusieurs fois à la Mer Morte (Yam Ha-Melakh, littéralement Mer de Sel, ים המלח), entre Israël et la Jordanie. Pour faire des ballades extraordinaires (Massada, Qumran, réserve naturelle d’Ein Gedi…), et bien sûr aussi pour vivre cette expérience à part qu’est un bain dans la Mer Morte. francopolo (www.franco-polo.com) Ce lac salé alimenté par le Jourdain a un taux de sel de 27,5% (alors que l’eau de mer c’est entre 2 et 4%). Aucune vie n’y est possible (sauf un peu de plancton) et on flotte! On ne peut pas couler, c’est vraiment rigolo. La texture est un peu huileuse, et si vous avez des écorchures ou quelque chose de mal cicatrisé, ça va piquer, mais cicatriser ensuite à vitesse grand V…! Lire la suite

Massada: Désert, sel et résistance

Massada (de l’hébreu מצדה, metsada, « forteresse »), dans le désert de Judée, est l’un des sites qui m’a le plus marquée lors de ma vie en Israël entre 2003 et 2006. En 2007, lorsque mes soeurs sont venues quelques jours pour mon mariage, c’est l’endroit que j’ai eu envie de leur montrer (avec, évidemment, les splendeurs de Jérusalem).

Archéologiquement, historiquement, visuellement parlant, c’est un endroit à ne pas manquer.

Massada fait partie de la ligne de crête qui se profile jusqu’au désert de Judée et se détache de son environnement par des oueds très profonds.

En 35 avJC, Hérode y fait construire une forteresse réputée imprenable; mais un groupe de rebelles juifs, les Sicarii (Sicaires zélotes), arrachent Massada aux troupes romaines et y installent leur QG. En 73, une légion romaine de 15000 hommes vient assiéger la forteresse dans laquelle vivent environ mille Juifs.

Les rebelles vont tenir et tenir encore… mais au bout d’un moment, l’eau vient à leur manquer… les Romains pénètrent dans Massada, pensant les faire tous prisonniers ou tous les tuer (?) mais ils ne trouvent qu’un alignement de 960 cadavres: refusant défaite et esclavage, les Juifs ont préféré se donner la mort en désignant 10 personnes chargées de les exécuter avant de se suicider…

Aujourd’hui, on peut monter à Massada par la Voie du Serpent (devant), la Voie des Romains (derrière) ou le téléphérique (bande de fainéants…).

Au mois de mars j’ai grimpé, mais en juin et en juillet j’ai pris le téléphérique pour la simple raison que je tiens à la vie…

Une fois en haut, on se promène dans la forteresse et ses merveilles découvertes par des fouilles minutieuses: quartiers d’habitation, palais d’Hérode, synagogue, restes de repas… ça vous prend à la gorge… ainsi que le paysage qui s’étale devant vous, désert sans fin, Mer Morte et rives de la Jordanie.

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Samedi en musique #9: Baby I’m lost

Pour ma 9ème participation à ce rendez-vous compilé par Cema et sa family, je vous propose Different Pulses, la plus belle chanson du monde, à mes yeux (qui ne demande qu’à être détrônée…). Avec, en prime, un clip d’une extraordinaire poésie.

Asaf Avidan, ce jeune chanteur israélien à la coiffure improbable, a une voix qui, personnellement, me déchire le coeur. Il y a beaucoup de souffrance chez cet homme-là, et elle m’atteint. Enormément.

Alors bien sûr ce n’est pas gai, mais moi non plus je ne suis pas gaie. Et la vie non plus, en tout cas pas souvent.

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Yeroushalaim Shel Sheleg

En ce dimanche très doux en Bretagne, j’ai eu envie de partager avec vous quelques photos de mon pays de coeur, Israël, et particulièrement de sa capitale Jérusalem.

Il neige presque tous les ans à Jérusalem la ville de lumière (Yeroushalaim shel zahav), mais cette année, ce sont de véritables tempêtes de neige, les plus fortes depuis 1953 qui se sont abattues sur la ville, la transformant en Jérusalem la ville de neige (d’où mon titre)…

Les photos ne sont pas de moi, car je n’ai pas la chance d’y être, je les emprunte au site Roots Israel qui les a lui-même compilées, ce sont des clichés amateurs ou professionnels.

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[3615 Ma Vie] C’est Hannukah !!!

Ce soir, nous irons à la synagogue de Brest pour allumer la 5ème bougie de Hannukah, entourés des amis de la communauté.

Les 4 précédentes, nous les avons allumées à la maison, en respectant la coutume qui veut que le chandelier soit visible de la rue… pour diffuser la lumière au monde, au propre comme au figuré…

Ce qui m’amène à partager avec vous ces deux photographies incroyables, qui montrent la force du peuple juif, y compris dans les pires moments…

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Cette fête de Hannukah (ou Hannouca, ou plutôt חנוכה), est appelée Fête des Lumières. Elle  Lire la suite

Samedi en musique #5: De profundis

Bonjour!

Pour ma 5ème participation au rendez-vous hebdomadaire bien sympathique initié par Cema et sa family, je vous propose une chanson de mon chanteur israélien préféré (le deuxième étant Asaf Avidan, dans un tout autre style, que vous connaissez sans doute mieux).

Idan évolue vec son groupe, Idan Raichel’s Project, le Projet Idan Raichel ou en hébreu הפרויקט של עידן רייכל

Il est connu en Israël depuis 2002 avec son album Idan Raichel’s Project, 3 fois disque de platine.

Sa musique mélange l’électronique, le folk israélien, et des musiques traditionnelles africaines et notamment éthiopiennes (Il y a beaucoup de juifs éthiopiens en Israël, les falachas). Il se produit dans le monde entier.

Et il chante en hébreu, qui est pour moi la plus belle langue du monde.

J’ai choisi de vous faire écouter ma chanson préférée d’Idan, parue sur son 2ème album, Mimaamakim, en anglais Des profondeurs et en hébreu ממעמקים

PS: Idan, moi j’adorais tes dreadlocks 🙂

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[Israël] L’aéroport international de Tel Aviv-David Ben Gourion

Ayant vécu en Israël plusieurs années, et y retournant régulièrement depuis, je pense avoir atterri une bonne vingtaine de fois à l’aéroport Ben Gourion… J’aimerais vous faire part de mon expérience…

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Je n’ai jamais effectué de vol intérieur en Israël, et par conséquent je ne fréquente que le terminal 3 de l’aéroport international Ben Gurion, le plus moderne. En effet, il a été inauguré alors que je vivais en Israël, en 2004, le 2 novembre pour être plus précise. De manière plus générale, l’aéroport existe sur la commune de Lod, depuis 1936, lorsqu’Israël était sous mandat britannique.

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J’aimerais débuter par l’aspect « sécurité » de l’aéroport, car je pense que c’est ce que les voyageurs novices ou en transit retiendront en premier lieu de leur passage à Ben Gurion…
Il faut comprendre qu’Israël vit en permanence un état de « guerre » et subit régulièrement de sanglants attentats. Par conséquent, et même si parfois cela semble désagréable, long, voire injuste (pourquoi moi!?), il me semble tout à fait naturel d’en accepter les contraintes.

Et je sais de quoi je parle! Arrivée en Israël en 2003, je n’avais qu’un visa de travail fourni par l’ambassade de France… deux bonnes raisons d’être suspecte ;o)
A chacun de mes voyages, au départ d’Israël, j’arrivais vraiment 3 heures à l’avance (et c’est fortement conseillé ici, même plus qu’ailleurs) car, en voyant mon visa sur mon passeport, je finissais toujours au bureau de la police pour vérification. A plusieurs reprises, mes bagages ont été entièrement vidés, inspectés avec un appareil qui détecte les explosifs: la plupart du temps, j’ai été questionnée et requestionnée sur le pourquoi de ma présence en Israël, si j’y avais de la famille, des amis, qui avait fait mes bagages… mais je tiens à dire que jamais aucun agent de sécurité ne s’est montré désagréable avec moi… il suffit d’être calme, patient, ils ne font que leur travail et c’est pour notre sécurité avant tout…

Par contre, depuis que je suis mariée avec David, quand on passe tous les deux, je ne suis plus jamais « embêtée »! A croire que tous les deux, ça passe mieux! Quand on est allé en Israël se marier en 2007, les agents nous ont même chaleureusement félicités et gratifiés d’adorables « Mazal Tov! » dans une ambiance très bon enfant. Une fois même, à une année d’intervalle, une agente s’est souvenue s’être occupée de nous, peut-être que David lui avait tapé dans l’oeil!

Voilà pour la sécurité, aspect assez contraignant mais absolument nécessaire.

Maintenant parlons de l’aéroport à proprement parler. Les vols internationaux, entre autres pour la France ou le Canada, partent donc du tout nouveau terminal, le 3.

Pour ma part, je trouve que ce terminal est une totale réussite. Ultra-moderne, beau, pratique, il a tout pour plaire. La compagnie nationale s’appelle El Al, mais bien entendu toutes les compagnies (ou presque) atterrissent à Ben Gurion.

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Quand on pénètre dans le hall, déjà c’est climatisé, quel bonheur! Et quand on sort, on se dit qu’on est vraiment en Israël, même à 4 heures du matin c’est cette chaleur qui nous prend, ce bonheur d’être arrivé « à la maison »! A la sortie, on trouve les taxis (monit), les sheroutim (petits autobus communs d’une dizaine de places), les bus…

Mais je m’égare: le hall d’entrée est donc un hall immense, avec de très grands tableaux annonçant les départs et les arrivées. Il y a les comptoirs des compagnies, des distributeurs variés, un change… des bancs pour patienter. Environ 3 heures avant le départ, on commence à faire la queue, et c’est là qu’on est interrogé par les agents de sécurité, spécialement formés pour repérer dans les réponses, les attitudes, des éléments « suspects ».
Bien sûr, tous les bagages passent aux rayons X, et, éventuellement, seront ensuite vérifiés à la main avec un appareil qui détecte les résidus de poudre, entre autres. C’est une expérience intéressante de voir toutes vos petites culottes offertes à la vue de tous. Mais on n’en meurt pas :o)

On parvient ensuite à l’enregistrement, là aussi, ça se passe très bien, le seul danger étant de se faire resquiller sa place car c’est un peu le sport national en Israël, ils adorent ça!
J’ai quasiment toujours dépassé le poids autorisé, pas de beaucoup, sauf au retour du mariage où on avait tous les deux le double de kilos prévus… On flippait un peu mais, quand on leur a dit que c’étaient essentiellement des cadeaux, et que j’avais même laissé ma robe chez ma belle-mère, les hôtesses nous ont remis une couche de « Mazal Tov! » et nous ont laissés passer sans problème.
Ce qui ne veut pas dire que personne ne paie de supplément de bagage, je l’ai déjà vu! Il vaut mieux passer tôt, ça passe mieux!

Les bagages enregistrés, on peut continuer notre route; les personnes accompagnantes sont encore acceptées dans la zone suivante, qui est une première zone « commerçante ». Un grand hall avec de grandes baies vitrées donnant sur le tarmac: ici, beaucoup de magasins, vêtements, duty free, restauration, et même l’un des deux McDonald casher d’Israël!

Il est temps de quitter les personnes qui nous ont accompagnées et de passer au contrôle des bagages à main. Là encore, pas de problème particulier si vous n’avez pas emporté de produits illicites à bord: coupe-ongles, limes, ciseaux… camemberts (je l’ai vu!).

On passe ensuite la douane où le passeport est tamponné; le visa de tourisme dure 3 mois en Israël.

On pénètre ensuite dans l’endroit le plus sympa du terminal, après un trajet assez long sur un tapis roulant, ou à pied: la grande zone duty free. Cette zone est construite en étoile: au centre, un espace vert de détente avec des fontaines, des chaises, des tables, c’est très sympa. On y trouve également des cafés.
Puis, tout autour, les boutiques duty-free: alcools, chocolat, cigarettes, parfums, cosmétique, électronique… de quoi passer agréablement le temps en attendant d’embarquer.

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Les salles d’embarquement se trouvent, elles, dans les « branches » de l’étoile, où l’on trouve également diverses boutiques et autres lieux de restauration. Le tout est très bien indiqué.

L’aéroport Ben Gurion, et en particulier ce nouveau terminal, est, à mon avis et selon mon expérience, un endroit très bien pensé, moderne, et très agréable. Par comparaison, Charles de Gaulle est plutôt pitoyable… le seul autre aéroport qui m’ait fait une impression aussi favorable est celui d’Amsterdam.

Peut-être y passerez-vous un jour: si c’est le cas, n’oubliez pas: patience et calme :o)

Et je terminerai par cette vue qui me serre le coeur de bonheur et d’impatience quand on arrive « à la maison »…

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