Vivre sa vie… coûte que coûte

kennedy

Petit article aujourd’hui sur le livre qui m’a fait découvrir Douglas Kennedy, dont j’ai par la suite lu et aimé absolument tous les romans…

Douglas Kennedy est né à New York en 1956 et a passé son enfance à Manhattan, dans l’Upper West Side. Avant d’écrire des romans, il fut dramaturge et journaliste.

Il a écrit 3 récits de voyages remarqués, mais c’est Cul-de-Sac, un polar, qui l’a révélé. Il publie ensuite L’Homme qui voulait vivre sa vie, satire grinçante de l’Amérique des banlieues et de ses conformismes qui a été encensée par la critique, traduite en une quinzaine de langues et dont les droits cinématographiques ont été achetés.

Douglas Kennedy est irlandais d’adoption, citoyen londonien et amoureux de Paris depuis qu’il a découvert la capitale il y a deux ans.

Mais il ne peut renier ses racines new-yorkaises et c’est là-bas qu’il situe tous ses livres.

Il vit maintenant à Londres avec sa femme et ses deux enfants.

Une partie de sa bibliographie

  • Cul-de-sac (Série Noire Gallimard)
  • L’homme qui voulait vivre sa vie (Pocket, 1997)
  • Les désarrois de Ned Allen (Pocket, 2000)
  • La poursuite du bonheur (Belfond, 2001)
  • Rien ne va plus (Belfond, 2002)
  • Une relation dangereuse (Belfond, 2003)
  • Les Charmes Discrets de la Vie Conjugale (2005)
  • La Femme du Vème (2007)
  • Quitter le monde (2009, mon préféré, absolument bouleversant)

Petit Synopsis

La vie de Ben Bradford semble réglée comme du papier à musique: brillant avocat, envié par ses pairs, riche, en apparence mari et papa comblé, sa vie n’est en fait qu’une supercherie morale: il rêvait d’être photographe, sa femme le trompe avec un photographe justement… quand il le découvre, il tue accidentellement son rival.

Que faire? assumer son acte et se rendre à la police? non, Ben décide de dissimuler le corps et de partir à l’aventure à l’autre bout du pays, en usurpant l’identité de sa victime.

Il aura ainsi une chance de vivre sa vie, celle qui aurait pu être la sienne s’il n’avait pris un autre chemin, plus conventionnel…

Mon avis

J’ai vu sur d’autres articles que plusieurs lecteurs avaient trouvé le début de ce livre longuet…je ne suis pas d’accord, je trouve que Douglas Kennedy a eu raison de bien poser les jalons de la première vie de son héros, afin que l’on comprenne bien la vie conventionnelle, conformiste et hypocrite de ce banlieusard new-yorkais, et son aspiration soudaine à enfin « vivre sa vie »…

Ben Bradford n’est pas un psychopathe. C’est un quidam qui va vivre une aventure extraordinaire. Il représente la réussite aux yeux de tous: un excellent salaire, une épouse et deux enfants et une maison dans une banlieue cossue mais lui se sent étriqué dans son quotidien, dans une vie qu’il n’a jamais voulue. Suite à un drame, il s’enfuit et vit enfin ce dont il a toujours rêvé.
Douglas Kennedy réussit avec une main de maître à entraîner le lecteur dans l’aventure, mêlant rythmes effrénés et lents.Il y avait un moment que je n’avais pas couru après les chapitres d’un roman avec autant de fougue. L’écriture de Kennedy est extraordinaire: d’un coup, Ben Bradford, c’est nous. Avec nos peurs quotidiennes, l’amour de nos proches qui ne nous comprennent pas, la panique d’avoir soudain, sans le vouloir, changé le cours de cette vie modèle dont on ne voudrait plus. Et maintenant que ça y est… qu’on peut renaître… sous quelle forme se voudrait-on? A l’image d’une scène du livre où une forêt se fait dévorer par les flammes, le lecteur se consume sans modération dans cette lecture dynamique, entière, à la fois thriller et quête de soi.

Je recommande vraiment ce livre à toutes les personnes qui ont encore en elles le rêve caché de tout recommencer ailleurs. Moi-même, j’ai un jour tout laissé en France pour venir m’installer en Israël(rassurez-vous, je n’avais eu besoin de supprimer personne pour cela) et, même si j’ai dû revenir depuis, ça reste la meilleure décision de toute ma vie… car je ne sais pas si je serais toujours là pour en parler avec vous, si je n’avais pas suivi ce coup de tête…

Bises et merci de me lire … 🙂

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2 réflexions sur “Vivre sa vie… coûte que coûte

  1. j’ai lu ce roman il y a très longtemps et j’avais beaucoup aimé, et comme toi quitter le monde est mon préféré, même si je n’ai pas lu tout les romans de cet auteur

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