Un « livre » sans le début du commencement d’un quelconque intérêt!!!

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Je ne suis pas du tout une fan de ce genre de littérature appelé « chick lit », loin s’en faut. Par contre, je suis accro aux romans de Patricia Cornwell, et, récemment, en cherchant « Registre des Morts » sur priceminister, je suis tombée sur quelqu’un qui le vendait à 0,90€… J’ai donc fait un tour dans sa vitrine, et comme je suis une grosse lectrice, j’ai repéré 2 John Grisham que je n’avais pas encore lus, toujours à 0,90€… il restait dans sa vitrine quelques bouquins de chick lit, toujours à 0,90€, alors je me suis laissée tenter par 3 d’entre eux : Le diable s’habille en Prada, People or not people et La Working Girl, histoire de meubler un peu mes shabbat qui s’éternisent en ce moment jusqu’à 23 heures passées…

L’exemplaire que j’ai reçu avait été publié chez France Loisirs, dans la collection Piment, mais sa première édition fut réalisée chez Stock. J’avoue être assez sidérée que des gens qui sont payés pour dénicher des livres de qualité choisissent de publier ce genre de texte absolument sans le moindre intérêt. M’enfin, en même temps, dans un pays où Marc Lévy, Guillaume Musso ou Anna Gavalda sont régulièrement en tête des ventes, ça semble relativement logique.

Le livre est à dominante flashy, avec du rose, et en couverture on peut voir le dessin d’une jeune femme affalée sur son bureau, en face de son ordinateur.
Sur la 4ème de couverture, on a le droit à un résumé du « livre », en gros tu as lu le résumé, ben tu peux passer à un autre bouquin parce que tu as tout lu.
Et pour finir, une photographie de l’auteur, nommée Sophie Talneau (qui ne sourit pas, elle s’est peut-être rendu compte entre temps de la médiocrité de son bouquin et elle a honte ), et une courte biographie, qui nous apprend qu’en 2007 elle avait 30 ans, qu’elle est diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Nantes, et qu’avant de publier cette merveille, elle avait écrit un livre nommé « On vous rappellera » (avec une faute d’orthographe, en plus, j’adore).

Bon alors l’histoire… ben, y’en a pas. Enfin, c’est une « chronique de la vie de bureau » ; ce n’est donc pas une histoire avec une intrigue, un minimum de suspense, des personnages auxquels tu vas t’identifier, rien. Honnêtement, je l’ai lu en 1h30, et en me faisant violence, car je n’aime pas ne pas finir un livre, mais j’aurais mieux fait car rien ne m’a plu dans ce bouquin…

C’est une succession de saynètes censées présenter la vie en entreprise : en l’occurrence, une boîte de cosmétiques nommée Bella, dans laquelle la pseudo-héroïne, Zoé, vient d’être embauchée au service marketing.

Les personnages, déjà : plus stéréotypés, tu meurs : il y a Hugo, le patron canon et sexy (tu te dis qu’il vont coucher ensemble, eh bien non, pas un baiser, pas l’ombre d’une romance dans ce livre). La supérieure, Eva, psychorigide et mauvaise (tu penses que ça va se terminer par le clash du siècle, eh bien non, que dalle). Le stagiaire fou, Fred. La stagiaire fille à papa, Anne-Charlotte…

Ce bouquin, c’est une succession de chapitres qui n’ont absolument aucune suite logique, aucun rapport entre eux : dans ce bouquin, il n’y a pas d’histoire, il y a des historiettes à côté desquelles une partie de pêche avec Valéry Giscard D’Estaing un dimanche après-midi paraîtrait absolument palpitante. Quelques exemples :

– On m’a volé Voici !: Zoé étant chargée de faire la revue de presse concernant Bella, elle dévore chaque lundi matin Voici en cachette. Or, un matin, pas de Voici ! Mais c’est horrible, quel suspense insoutenable ! Finalement, c’est un collègue qui l’avait pris pour le lire aux toilettes ! Ouf, on est soulagé, notre cœur reprend un rythme normal.

– Ca coince : le tiroir du bureau de Zoé est coincé, avec dedans des échantillons de vernis à ongles, mais c’est affreux, que va-t-elle devenir. Eh bien, après des semaines d’attente, Francis le factotum vient lui débloquer son tiroir. C’est tout ? Oui, c’est tout.

Ce ne sont que deux exemples parmi une succession de chapitres sans le moindre intérêt, sans même une pointe d’humour tellement c’est plat et caricatural. Il paraît que son premier livre était mieux, je n’essaierai même pas de l’ouvrir !

PS: précisons qu’en anglais, une « working girl », c’est une pute!

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2 réflexions sur “Un « livre » sans le début du commencement d’un quelconque intérêt!!!

  1. ah bon, ben c’est pas grave, je l’ai déjà lu et revendu :p
    Et ce livre, je te jure, t’en crois pas tes yeux tellement il est nul…

  2. waouh :! c’est le pire livre du monde on dirait bien !
    sinon fallait pas acheter le diable … je l’avais 🙂

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